psycho-copieur (hors-blogue-poème)

vivre l'encre numérique rêvée au jour le jour - poésie de tony tremblay

11.20.2007

test

4.16.2004

il y a de ces gens
qui ne voient pas l'imminence du désastre
sous leurs yeux l'hécatombe
qu'ils ont eux-mêmes
provoquée

comme un arbre qui s'épuiserait
vidé de la sève du temps
quand encore hier tu me disais
à quel point la vie
ne te concerne plus

4.15.2004

que reste-t-il dans le coeur
une fois rendu au bout du poème
aux limites du souffle
quand tes mensonges sortent des yeux

que reste-t-il à l'homme à la femme
ils souffrent d'interminables recommencements
même quand les feuilles poussent
au printemps

4.13.2004

un périple terminé
comme un coup de poignard au ventre
et le goût de métal
des mots qui dépassent la pensée
m'ont amené
aux portes de ces rêves
en lesquels hier encore
je croyais

10.02.2003

un jour se prend à petites doses
quand on ne tolère pas d'être aveugle
de ne sentir que son corps qui ploie
sous la pression de vivre

une fois entré
plus question d'en sortir

10.01.2003

se dépouiller de ses vêtements
trop petits
voir le grand lit
s'y glisser
toute toi là
puis se greffer
ensemble

ce sera un arbre fort

9.23.2003

je n'ai pas pris le temps de voir ou je mettais les pieds
que déjà je glissais sur cette mer d'huile
quand on se voit pris dans des mailles douces filet de sourires
oui la mort se confond à la vie
quand je sais que le temps ne nous regarde plus

j'aurai hâte de te revoir

7.06.2003

au jour où les mains se joignent
pour une prière de délivrance
de souffle tendu ce fiel rasoir
l'interprétation erronnée du monde
ces mots doux vite mutés
petits cauchemars quotidiens

sommeil terre promise
quand l'humanité regagne l'homme
malgré lui en réflexe du corps
recevoir l'autre comme il se doit
terre promise d'au-delà de soi
comme s'étreindre parfaitement
dans la vérité du coeur

terre sainte du sang échangé
cette fois-ci dans des baisers kamikazes
une main douces branches d'arbre ouvert
dans les barbelés de tes cheveux
quand le temps n'a plus cours
un simple mouvement continu
vivre

7.02.2003

arbre total sève sanguine
comment croître en ton coeur
vallons de sexe sourires craquants
quand une seule rencontre
fait tout basculer

aucune certitude
pour le guerrrier
qui avance en ton sein
l'amour n'a désormais plus
le même sens

il n'y a pas d'autre langage
que celui de tes cheveux
boucles luxuriantes
branches tendres sauvages
où la parole certaine s'esquive
la sueur qui perle sur la peau

comment savoir si l'échange porte?

6.27.2003

dans la multitude
le silence des possibles ici permis
saura-t-on parler pour de vrai
savoir qu'une branche
pousse comme elle veut
qu'y penser ne tue
que la vie qui va
espérant des fleurs?

grandir pousser souffrir
aimer confondre devenir
mots caresses
la douceur d'une voix
les prononçant
sans que quiconque les entende

retarder ici
induit-il la punition de ne pas comprendre?

l'arbre qui s'offre à soi
ne donne qu'à qui veut entendre
le vent qui souffle
dans les feuillages

un simple secret
comme ouvrir des portes

alors
quel chemin emprunter?

pour cela
se regarder en face
contrer la contagion
cette pourriture émotive
l'insecte qu'on devient parfois
quand les fruits
ne sont pas encore mûrs

3.20.2003

des rencontres fortuites
tentations telluriques
je les capte d'une main sûre
projette le meilleur
au coeur de l'arbre
au centre du ventre
respirations concentrées

aimer est peut-être
ce dont il s'agit

réapprendre l'intensité
calmer les yeux endormis
prendre son courage à deux mains
se relever encore
fort de tant de chutes

j'enracine le vivre
dans le ciel de l'âme

marcher ici
nous apprend vite la mort
qu'on intègre à la respiration
quand refuser la lumière
devient le motif et son double

il faudra bien que ces portes-là
demeurent fermées

3.19.2003

on oublie toujours
les résolutions prises hier
quand le temps n'existe plus
le ciel s'exprime par nos mains
il n'y a plus de tristesse
autrement qu'en regards frontière

ta peau
entre la vie et mon coeur

2.07.2003

c'est un simple combat
entre le coeur l'écorce
l'équilibre le geste
griserie calmante d'un vol enraciné

c'est savoir qui l'on est
un court moment

la sève du moment
toucher l'étoffe
s'essuyer le front
tomber dans un vol magique
puis rejoindre la terre

1.08.2003

des nuits interminables
à tenter de trouver l'issue
la porte sortie d'urgence
un moyen d'éviter
ton regard

on se souviendra
pour plus tard
la peur cette fois-là
portait un masque blanc

1.07.2003

cesser de respirer le feu de l'air
peut être une tâche corrosive
c'est attiser le sage en soi
c'est oublier un instant son souffle

c'est respirer enfin pour de vrai

11.17.2002

triste est souvent l'avancée
des regrets cristallisent l'instant
le sommeil gagne en évidence
et j'oublie la couleur de tes yeux

10.30.2002

lutter contre son coeur
est ce dont il s'agit
respirer calmement la nuit
avec dans les poumons
les limites du feu de l'âge

comme si chaque instant
m'ayant amené ici
n'avait jamais eu lieu
comme une douleur à la poitrine
en entendant ta voix
lointaine musique de forêts étranges

10.23.2002

avancer en son sein
oublier les ventres sahariens
mais se perdre pur
imaginant le bruit des voitures
la froidure par la bouche
les mains ouvertes vers toi
quand tu ne sais pas que tu es toute

un arbre s'impose
comme gigantesque épreuve
l'or de verdeur qu'on reçoit
à mesure qu'on inspire
la spontanéité du verbe
des lèvres qu'on rêve
une fraîcheur arthritique

marcher ici
induit la connaissance du calvaire de la parole
comme si chaque être rencontré ici
ne savait pas du tout
de quoi il parle

s'habiller de peaux d'yeux
pointer droit devant
avancer dans la foule

les aimer tous

10.17.2002

le parfait équilibre
entre le ciel et la terre
c'est revenir de loin tout près
embrasser les bulles d'air
s'enduire des sèves
ne plus se fatiguer du voyage

c'est respirer les autres
tout seul

10.05.2002

vaste ville qu'un arbre ouvert
y grouillent des peaux lousses
on s'y accroche comme on peut
quand à travers le soir permanent
on perçoit le soleil

monde pacifique bête armée de paix
ondule ici dans les fibres des vies
offre des envolées aux plus incrédules
marteleurs convoyeuses asphalteurs de respir
ils entameront leur entrée sous la lune
la paix de tomber aux mains des enracinés
humains conservateurs de rythmes
ils feront entendre le souffle
à travers la force de leurs branches
mains tendues entre le ciel et la terre

9.26.2002

au bord du pont comme tomber enfermé
arbre de vie que je me perde
invraisemblable imposteur
livrant des morceaux de chairs
avec la bouche

9.23.2002

entamer le matin
digérer la nuit
repartir la machine à rêves
le sourire aux lèvres

9.21.2002

c'est comme si l'obscurité
aquiesçait à la lumière
c'est comme si tes yeux
brillaient de noirceur
pareille comme
une improbabilité de sourires

demain
j'irai sûrement plus loin
voir si tu peux me rejoindre
friser les chairs

9.18.2002

ici on ne verra plus le soleil
autrement qu'en images incrustées dans les fibres
le coeur de l'arbre que nous sommes devenus
moi comme des millions d'autres

ivresse de sève se lancer dans le vide
avec devant soi les mâchoires pendues
des fibreux incrédules mais
les amitiés perdues
les bravades d'écume
cachées loin sous l'écorce
et la nature inquiète
de tous les autres qui surveillent
l'arrivée au bout de l'arbre

9.17.2002

sans aide la nuit ouvre une brèche
une porte issue sans fuite
pluriel j'y entre
sans laisser de traces
frayant un chemin juste un moment
la fumée au sol qui ramène à l'origine
permet d'avancer
sans les gorgées de mercure
offertes à tout venant
et tout d'un coup notre arbre tousse
ébranle tout le monde

la bonne humeur est générale

entrer dans un arbre
ne plus en ressortir
miroir naturel à ciseler
y tailler une porte
ouvrir la voie
l'autoroute lumineuse

entrer dans un arbre
se nourrir des feuilles
des jours durant
chlorophylle des yeux qu'on enregistre
classer dans les tiroirs
ceux sortis de tous les autres arbres
demain
plus tard